Samedi 22 août 2009
6
22
/08
/Août
/2009
16:04
Après avoir vidé la malle grenadine, je file avec la malle aux petits pois pour une nouvelle aventure aux Etats-Unis.
Par Camille
1
Mercredi 8 juillet 2009
3
08
/07
/Juil
/2009
22:53
Je vous écris de France. L'aventure Erasmus est terminée et la malle grenadine
espagnole se referme ici. J'écris donc la dernière page. C'est étrange de se dire que c'est terminé.. Déjà ?! Je me revois encore débarquer sur le quai dans cette ville dont je ne connaissais
rien un matin de septembre. Ville dont je ne connaissais rien et à qui maintenant je dois tout. Cette année a été celle du sourire permanent ; les rencontres, les voyages, les découvertes... Tout
se bouscule dans ma tête, tout tourbillone, tout revient. Je revois ces visages avec leurs nationalités, leurs accents, leurs sourires, je revois ces professeurs, ces gens de l'association la
JOC-E, ces gens que je n'oublierai pas... Katia, Barbara, Guillaume, Lulu, Elena, Valeria, Matthieu et tous les autres... et puis je revois ces rues, ces bars, La española cuando besa,
el escondito dit "le hibou" qui nous accueillait autour d'une caña lors des soirées hivernales, ce banc près de la Antigua qui nous servait de refuge parfois, cette Plaza mayor toujours
animée, ces rues où j'adorais errer, cette rue Lope de Rueda que j'ai prise mille fois ; je revois aussi ce sac rouge qui a voyagé, ces traversées de Valladolid à 4 heures du matin pour se rendre
au train et partir plus loin, je revois Barcelone, le Pays Basque, la Rioja, Valence, Madrid, Morzuelos, Salamanque, le Portugal, l'Andalousie... Je revois aussi toute cette culture, la paëlla
d'Elena, ces cris dans les bars à tapas, les étincelles effrayantes du carnaval, le feu de la Saint Jean et les botellons sur la plage... Je revois toutes ces images, tous ces voyages, tous ces
sourires bercés par cette langue que j'adore. Cette aventure a été simplement magnifique et je voudrais garder à jamais cet état d'esprit : Ne jamais hésiter à aller toujours vers de nouvelles
rencontres, ne jamais ranger le sac rouge et le faire voyager encore et encore et surtout ne jamais perdre cette joie de vivre en suivant le rythme d'une chanson de Pereza. Vivre, finalement.
Vivre... Merci Valladolid.
Par Camille
1
Jeudi 4 juin 2009
4
04
/06
/Juin
/2009
22:17
[photos en vrac de l'album à gauche
"Valladolid"]
Juin...
Voilà l'ultime mois Erasmus qui a pointé son nez. Ceci est un article de "je suis toujours en vie", il sera
sans doute suivi de près par un article du genre "Valladolid, merci" ou "J'aurais aimé ne jamais devoir partir d'ici". Oui, le départ approche...
Ici, depuis quelque temps, on découvre la seconde partie du proverbe de Valladolid : "9 mois d'hiver, 3 mois d'enfer" et c'est dans une chaleur étouffante que l'on révise avec joie et bonne humeur (urf) tous ces petits partiels
s'éparpillant jusqu'au 29 juin. Ce mois s'annonce intense. Valladolid vit toujours autant. Les bancs dans les rues ne sont maintenant jamais libres avant 2 heures du matin, toutes générations
confondues. Le festival international d'art de rue vient de s'achever, c'était chouette. Quant aux Erasmus, le temps nous manque... Il faut penser à trier, jeter, s'organiser pour déménager en 2 voyages en bus... ceci
tout en fichant, travaillant, révisant... et en organisant
une mission "VISA express" à l'ambassade de Paris entre 2 examens... et le tout en essayant de prendre encore le plus de souvenirs à cette ville et de profiter de ceux qui resteront ici ou de
ceux qui se disperseront un peu partout en Europe et ailleurs... et le tout en moins d'un mois!
Ca s'annonce... intense!
Par Camille
2
Lundi 11 mai 2009
1
11
/05
/Mai
/2009
23:50
La JOCE est une association qui a vu le jour au temps de Franco pour aider les jeunes à s'exprimer, à faire bouger les
choses. C'est dans cette petite famille que je suis entrée un soir de novembre guidée par une affiche de cours de photo et que j'ai croisé ces gens comme Alberto, Natalia ou Barbara. Une fois la
porte passée, on ne repart jamais... impossible ! Et ce week-end était organisée une rencontre avec les différentes JOCE de la région. On est donc parti nos sacs sur le dos, un appareil photo en bandoulière,
un sac de déguisement dans une main, une guitare dans l'autre. On a rejoint dans le bus 24 d'autres personnes jusque-là inconnues. Ce n'était que passager...
j'ai vécu une rencontre assez incroyable, deux jours d'échange et de vie.
Simplement.
D'abord, imaginez-vous un village abandonné, Mozuelos de Sedano, en ruine, où
10 maisons tout au plus sont encore entretenues (bien qu'aucune ne soit occupée à temps plein), une église abandonnée où il règne une ambiance très étrange, une école dont il ne reste que les
marches, une source un peu plus bas où l'on allait chercher l'eau il y a encore 3 ans, un cimetière avec une seule tombe datant de 1969, et des aigles
et la campagne vierge à perte de vue, l'horizon se brise par des montagnes enneigées.
Maintenant imaginez-vous une maison, totalement remise sur
pieds par l'association grâce à des camps de travail qui ont lieu l'été. La JOCE a permis de rénover les lieux, la maison, l'église, et a aussi contribué à apporter l'eau et l'électricité
(depuis 4 ans seulement !). Une maison du bonheur au milieu de cet ailleurs...
Enfin, Imaginez-vous des Espagnols venus de toutes
parts appartenant soit à un groupe de photo, de radio, de théâtre, de guitare ou de danse avec l'envie de partager. Imaginez-vous des rires, des débats, des improvisations théâtrales, des
déguisements en tout genre, des soirées étoilées, des karaokés, des loups-garou version espagnole, des siestes ensoleillées sur les pâquerettes, des petits déjeuners au pain grillé tartiné
d'huile d'olive, des jeux de colos, quelques coups de peinture, une guitare, un djembé, une ambiance on ne peut plus sympathique...
Rien d'autre dans ce village fantôme appelé ici "village du silence" que l'envie de
partager.
C'était assez incroyable, et je crois que les photos, ces bribes de bonheur, peignent bien mieux cette expérience que tous les mots.
*** L'album photo
Mozuelos-de-Sedano ***
Par Camille
-
0
Lundi 27 avril 2009
1
27
/04
/Avr
/2009
13:04
Jeudi, 3h, on traverse les rues
avec nos sacs pendant que Valladolid est à demi endormi et on file direction... Lisbonne. En quatre jours on fera Lisbonne en s'attardant sur Belem, sur Sintra et son palais, et puis on filera
vers Porto. On crapahutera dans les étroites ruelles de Lisbonne aux couleurs chaudes, on découvrira l'ambiance nocturne de cette ville animée avec 20 degrés, on tentera de se faire comprendre
avec un peu d'italien, de français, et d'espagnol pour répondre à leur "checheche". Et puis, toujours dans des paysages magnifiques on découvrira Porto, son pont de Gustave Eiffel, ses
couleurs, ses
mouettes, son
vin, ses spécialités...
Aller dans un autre pays que l'Espagne entre Erasmus était assez
amusant ; imaginez-vous 4 jeunes, 2 Françaises et 2 Italiens, communiquant en espagnol avec leur accent respectif dans une atmosphère portugaise. ça a surpris...
Par Camille
-
0
vos derniers petits mots